Une rencontre inoubliable avec l’Histoire
Ce mardi 5 mai 2026, une centaine d’élèves du lycée Claude Daunot-Nancy ont eu le privilège d’écouter le témoignage bouleversant de Stéfan Lewandowski, 100 ans, ancien résistant et déporté au camp de Mauthausen en 1944. Pendant près de deux heures, il a retracé son engagement dans la Résistance, son arrestation, puis les mois sombres passés dans l’enfer des camps nazis, avant son retour difficile à la vie civile. Un récit direct, brut et profondément humain, qui a captivé un auditoire attentif, curieux et ému.
La force des mots et la puissance du silence
Stéfan Lewandowski n’a pas seulement raconté des faits historiques. Il a partagé des émotions, des souvenirs, et des leçons de vie. Les élèves, suspendus à ses lèvres, ont découvert les conditions inhumaines de la déportation, mais aussi les actes de solidarité qui ont permis à certains de survivre. Les questions ont fusé : « Comment teniez-vous moralement ? », « Avez-vous gardé espoir ? », « Comment avez-vous repris une vie normale après ? ». Chaque réponse était un morceau d’Histoire vivante, une pièce du puzzle de la mémoire collective.
L’intensité des échanges et l’émotion palpable ont marqué les esprits bien au-delà du cadre scolaire. « On a l’impression d’avoir touché du doigt une partie de l’Histoire », a confié une élève, les yeux brillants. Un autre a ajouté : « C’est bien plus fort qu’un cours. Là, on comprend vraiment. »
Transmettre pour ne jamais oublier
Cette rencontre illustre toute l’importance de la transmission par ceux qui l’ont vécue. Dans un monde où les derniers témoins de la Seconde Guerre mondiale disparaissent peu à peu, ces moments deviennent rares et précieux. Ils rappellent que la mémoire ne se construit pas seulement avec des dates et des chiffres, mais avec des visages, des voix et des larmes.
Stéfan Lewandowski, par sa présence et son récit, a offert aux élèves bien plus qu’une leçon d’Histoire : une leçon d’humanité et de résilience. Une expérience qui, comme l’ont souligné de nombreux participants, « resterait gravée à jamais dans leur mémoire ».









